lundi 28 novembre 2011

Lancement d’une Communauté Lean Informatique Grand Ouest


Le lean management, bien compris et bien animé, rend plus fiable, plus agile et plus rentable !
Dirigeants d’entreprise, Directeurs Techniques et Informatique, Managers et Chefs de projet, Operae Partners, en partenariat avec Morisseau Consulting, vous invite à découvrir des exemples concrets de mise en oeuvre du Lean dans l’informatique, autour de retours d’expérience et de résultats obtenus en entreprise.
Sélectionnez la réunion d’information qui vous convient:
  • Nantes, le mercredi 14 décembre 2011 de 08h30 à 10h30. Plus d’informations et inscriptions ici.
  • Vannes, le mardi 13 décembre 2011 de 08h30 à 10h30. Plus d’informations et inscriptions ici.
  • Rennes, le mercredi 14 décembre 2011 de 16h30 à 18h30. Plus d’informations et inscriptions ici.
Vous pouvez également télécharger le Flyer de l’évènement.

dimanche 27 novembre 2011

Kanban, un tour d'horizon de la démarche

Ces deux dernières semaines, j'ai eu la chance d'aller à Agile Tour Vannes puis Agile Grenoble et enfin Agile Innovation (Un Open Space toujours à Grenoble, avec 100 participants, bien motivés).
Je voulais remercier tous les organisateurs pour ces évènements de qualité, très chaleureux, tous les orateurs, deux Keynotes de haut niveau (Karl Scotland et Jurgen Appelo). Et comme souvent, j'ai pris beaucoup de plaisir à retrouver la communauté Agile, à mieux connaitre celle du CARA. Merci à tous ceux avec qui j'ai pu échanger.
Un feed back à lire : Agilarium et ses excellentes rétrospectives!



Pour ces deux évènements, j'ai proposé une session sur le Kanban dont le thème était axé sur la démarche d'implémentation (une petite photo souvenir de Jacques ici). Pour reprendre, la Keynote de Karl et son golden circle:
availagility.co.uk
Après avoir parlé du What au printemps, du Why cet été à Paris sur les enjeux Lean, il était temps d'explorer le How cet automne. J'avais déjà commencé à l'évoquer ici. Voici maintenant le support de la présentation:
Kanban, un tour d'horizon de la démarche




Le thème était un peu ambitieux pour l'exposer en une heure.

ps: Un grand merci à Jean-François pour ton portable! J'essayerais de ne plus oublier le mien lorsque je pars pour 3 jours de conférence...

dimanche 6 novembre 2011

Mes sorties de Novembre


Après un mois d'octobre qui m'a amené en Belgique et en Chine, un Agile Tour Rennes, le mois de novembre risque lui-aussi d'être très enrichissant:

Les conférences







Les formations

mardi 18 octobre 2011

Feed Back #lkbe11

L'année dernière, la conférence Lean & Kanban Benelux m'avait particulièrement marquée. C'était l'une des conférence les plus intéressantes pour moi en 2010. Mes feed-backs sur la première et la seconde journée sur la conférence font d'ailleurs partie des billets les plus lus de mon blog.
J'ai donc décidé d'y retourné cette année, surtout avec le programme qu'il proposait cette année et je n'ai pas été déçu!
Bien sur, j'ai un peu moins appris que l'année dernière car depuis il s'est passé beaucoup de choses avec la formation d'Anderson, des conférences et ateliers, des formations intra et inter et enfin l'écriture du livre sur le Kanban.

J'aime bien le lieu, c'est un hangar sur les docks. On y voit passer des bateaux. Mais revenons sur la conférence.
La première Keynote de cette conférence a donné le ton: Remettre en question l'approche de Deming pour l'IT par Donald Reinersten, auteur du livre sur le développement en flux qui fait référence. Deming a eu un apport fondamental sur le système de production Toyota, qui a été le point de départ du Lean, enjeu d'une démarche Kanban. Remettre en question les fondamentaux de la cible est assez croustillant pour commencer une conférence avec des leaders de la communauté. Les autres Keynote étaient également savoureuses et ont donné lieu à quelques fights ou taquets de toute beauté. Bon j'exagère un tout petit peu, mais visiblement ils ont remis ça lors de la version Munichoise de cette conférence (qui n'avait pas l'air mal non plus, mais il faut bien choisir).
Pour revenir à Deming, Donald propose (depuis 20 ans) de dépasser la vision statistique de Deming pour passer à une vue économique plus proche de notre réalité, notre activité n'étant pas statistiquement indépendante.Dit comme cela c'est évident, mais la question de fond est de savoir s'il vaut mieux avoir un processus sous contrôle, éventuellement statistique si l'on suit Deming, ou s'il vaut mieux un processus avec une variabilité non contrôlée en considérant que c'est elle qui permet de maximiser le bénéfice économique d'un projet, point de vue de Donald (oui je l'appelle par son prénom, nous nous sommes croisés un sandwich à la main ça créé des liens.): Du 6 sigma au Lean start up pour simplifier.
Mais doit-on vraiment choisir ce grand écart?
Encore une fois ce choix est contextuel et la réponse indirecte de David Anderson sur le sujet portera sur la gestion de risque.

Cette Keynote a donné le ton à plusieurs niveaux: on y a parlé beaucoup de modèles, affinés ou disruptifs en remettant en question au besoin les anciens modèles.

La conférence qui m'a le plus marqué reste celle d'Anderson toujours aussi pertinent et au-dessus du lot. J'attends avec impatience le second livre qu'il écrit sur le Kanban. Sa session "When Kanban is not appropriate" a permis de recentrer certains débats ayant lieu sur la ML KanbanDev. J'ai retenu l'éligibilité du Kanban au travers le modèle Cynefin et son apport selon les différents domaines; J'ai également retenu le positionnement du Kanban des grands projets évolutifs au support en passant par la maintenance évolutive. De son point de vue, si le domaine de l'IT Ops est très enthousiasmé par le Kanban, ce n'est pas le territoire idéal pour le Kanban; les limites WIP y sont peu efficaces. A l'opposé, pour les gros projets, si le domaine n'est pas encore attiré par le Kanban aujourd'hui, c'est le territoire le plus adapté (je confirme, sortant d'un gros projet en Lean-Kanban). Au milieu, pour la maintenance évolutive, berceau du Kanban, c'est le domaine ou par nature, avec un mélange d'évolution et de corrections, la conception d'un système Kanban nous en apprendra le plus sur notre processus.

Merci à Yann pour la soirée très intéressante que l'on a passé ensemble lors du dîner de la conférence.

Les tendances Automne-Hiver 2011:
  • Une forte tendance sur les modèles: la communauté cherche à passer un cap de maturité sur le Kanban au niveau organisationnel. J'ai rarement vu aussi peu de tableaux kanban par exemple, ça c'était l'année dernière. On travaille sur les modèles, le comportemental, les sciences....
  • Les support des sessions sont (très) low tech : beaucoup des slides dessinés à main levé puis photographiés, moins sexy que l'année dernière avec Agile Sensei, mais de belles réussites avec le concept 1 slide de @t_lis sur la gestion de portefeuille. A l'inverse, les outils numériques Kanban sont à la pointe avec des grands tableaux Kanban tactiles que je commanderais bien pour le noël des équipes que j'accompagne. 
  • Le BDD se porte à toutes les sauces: d'un point de vue code et au-delà vers les options réelles, l'injection de feature, ... et comportementale pour gérer les interfaces entre équipes le long de la chaîne de valeur par exemple:
  • Étant donné que la file d’entrée de l’équipe est pleine
  • Lorsque le métier veut ajouter un élément de travail de type date fixe
  • Alors l’équipe négocie avec le métier d’enlever un élément moins prioritaire de la file
  • Alors le métier enlève un élément et ajoute l’élément date fixe
De conférence en conférence, c'est très intéressant de suivre l'évolution des réflexions de chacun et du niveau de maturité. C'est une communauté extrêmement vivante.

Et la communauté Kanban Francophone?
Elle se découvre peu à peu. Nous étions une poignée de Français et de Luxembourgeois à cette conférence (sans compter les belges qui jouaient à domicile), ne se connaissant que par twitt interposés. Étaient présents  @brunochassagne, @alexis8nicolas, @t_lis, @YannPdM (désolé pour les autres, je n'ai pas vos twitts).
Pour mieux se connaitre et échanger, retrouvons nous sur KanbanDevFr.

Enfin, merci à Maarten Volders, d'Agile Minds pour l'organisation de cet évènement. Suivre @AGILEMinds pour les liens vers les photos, slides et vidéo de la conférence.

mercredi 5 octobre 2011

Le LSD ne m'a pas fait planer...

Dans un précédent billet, je me moquais (un peu) de ceux qui disent faire du Lean Software Development (LSD). Pas que je ne crois pas au Lean, au contraire, mais à sa mise en pratique concrète aujourd'hui.
Bien sur, j'ai lu les livres des Poppendieck et si j'adhère au message délivré, aux concepts et aux postures, je pense que le passage à une transition au Lean dans le développement logiciel est encore à baliser.
Preuve que j'y crois, cette année, j'ai suivi les excellents cours sur le Lean IT de Régis Médina, d'Operae, qui m'ont conforté dans mon opinion et prouvé qu'une démarche structurée opérationnelle pouvait être mise en place.
Mais le Lean IT et Lean Software Development sont différents, à mon sens. Et j'ai voulu confirmer cela en lisant ce livre:
L'ouvrage est cours et c'est très bien... Il se lit vite surtout pendant la sieste dehors au soleil (oui vous avez bien lu, du soleil en Bretagne).
En simplifiant leur discours, la vision des auteurs du Lean Software Development est un mixte XP-Scrum sans vraiment les nommer en leur donnant un peu plus de hauteur grâce aux principes Lean.
Et là, je retire ma précédente moquerie, nombre d'équipes agiles font donc aujourd'hui du Lean Software Development! Mais autant le dire tout de suite, leur route vers le Lean va encore être longue...

Le Kanban est relégué à une pratique avancée dans le cas (improbable?) ou "un processus prenant la forme d'une chaîne continue peut paraître sensé", ça donne envie d'essayer...Et les quelques paragraphes sur le sujet ne sentent pas le terrain.
Concernant les pratiques décrites sur XP/Scrum, autant lire des livres sur ces sujets pour avoir une vue plus complète.
Si le Lean IT est plus structuré mais avec moins de recul, le Lean Software Development doit encore trouver sa place parmi les pratiques existantes et plus éprouvées.

Plus généralement, nous devons avancer doucement sur le Lean, en suivre les principes avant d'en suivre des pratiques sans comprendre l'état d'esprit, comme le souligne justement Thierry Cros dans un récent billet.

vendredi 23 septembre 2011

Scrum : Le guide pratique - 2ème édition

Pour la sortie de cette seconde édition, Claude m'a envoyé son livre

J'ai été vraiment agréablement surpris par la clarté du texte et son exhaustivité, sa maîtrise de Scrum fait la différence. Claude a enrichi cette seconde édition notamment d'un chapitre sur Scrum a grande échelle.Il n'évite aucun thème sur lesquels on me challenge lors de mes formations Scrum.
C'est un must have pour un scrum master et toutes les parties prenantes qui se lancent dans l'aventure Scrum. D'ailleurs le succès de la première édition est là pour le confirmer. Alors bonne chance pour cette seconde édition!

dimanche 18 septembre 2011

Obeya Lean-Kanban


Je serais orateur à Agile Tour Rennes et Vannes cette année. Je vous propose à cette occasion une nouvelle session sur les Obeya Lean-Kanban.
Sans en dire plus maintenant, voici ce que cela va donner:

Obeya Lean-Kanban

Alors si le sujet vous intéresse, rendez-vous à Agile Tour!

jeudi 8 septembre 2011

Atelier Kanban, l'injection d'éléments

J'utilise lors des formations Kanban un atelier assez ludique que j'ai présenté déjà plusieurs fois sur ce blog et en conférence également:
Un des points à suivre est la stratégie d'injection d'éléments dans le système Kanban.
Quand et pourquoi l'équipe choisie d'injecter plutôt tel ou tel élément?
Une des première réponse est les classes de service, qui permet de catégoriser les éléments. Mais personnellement, j'introduis les classes de services après avoir fait l'atelier. Donc ils se servent peu de cette information.
Nous faisons 4 petites rétrospectives pendant l'atelier et je demande aux équipes de décrire leur stratégie.
Il est intéressant de noter qu'elle s'affine au cours de l'atelier et change selon le contexte du jeu (ou l'état de leur système).
Au départ, la priorisation est généralement liée uniquement à la valeur - en l’occurrence le nombre de nouveaux inscrits que la story apporte.
Rapidement, la priorisation s'affine et prend également en compte le coût total de la story (celui-ci étant détaillé pour les activités de conception, développement et test).
Valeur métier sur le coût, c'est la base de la priorisation agile, viennent ensuite les contraintes de dates fixes dans le jeu.
Pas convaincu? essayez donc l'atelier Le jeu de la valeur métier!

Théorie des contraintes
Il se trouve que les tests sont, par conception de l'atelier, un goulot d'étranglement, à plusieurs reprises. Alors une bonne majorité des équipes priorise rapidement par la valeur et le coût des tests, c'est à dire par le coût du goulot d’étranglement plus que le coût total. Cette approche pleine de bon sens est une des conclusions de la théorie des contraintes.  Cela donne également une piste pour optimiser notre effort d'estimation.

Takt time
Hier, lors d'une formation intra, l'une des deux équipes n'a pas explorée cette piste d'optimisation mais une autre assez étonnante: Une alternance de story peu coûteuse et coûteuse. l'objectif étant de stabiliser le système. Cela m'a interpellé car c'est une des pratiques Lean pour stabiliser les chaînes de production d'alterner les séquences longues et courtes de travail. Cette séquence étant calculée sur la base du Takt time. Le Kanban étant l'autre outil permettant de stabiliser le système. Je n'avais pas encore pensé ou su exploiter cela dans nos systèmes.

Pour finir l'histoire, cette équipe n'a pas gagnée mais elle avait les cartes de contrôles de temps de cycle ayant le moins de variabilité. A méditer donc.

Intéressé? mes prochaines formations Kanban Rennes le 23 SeptembreParis le 28 Octobre

mardi 6 septembre 2011

Agile Tour Rennes

Ça y est! Le programme d'Agile Tour Rennes est quasi finalisé. Les inscriptions en ligne sont ouvertes ici. 22 sessions vous sont proposées orientées sur l'agilité pas mal d'ateliers, également du Lean & Kanban et pas mal de nouveautés, et toujours des standards d'Agile Tour Rennes:


Je présenterais à cette occasion une session Lean-Kanban sur l'Obeya Kanban.

Et mon flux, c'est du goulet?

Initialiser à une démarche Kanban est simple. Il n'y a qu'à lire les principes du Kanban:
  1. Visualiser le processus
  2. Limiter le travail en cours à la capacité de l’équipe
  3. Mesurer et gérer le flux de travail
  4. Rendre les caractéristiques du processus explicite
  5. S’améliorer de manière collaborative
C'est tellement simple qu'on le fait déjà avec les méthodes agiles:
On visualise donc notre processus avec un tableau kanban (avec un petit k) et on met des limites sur les états de notre processus: un tableau de taches et un nombre limité de points de complexité pour l'itération, défini par l'équipe. On partage la définition de prêt et de fini avec toute l'équipe. Et on s'améliore au rythme des rétrospectives.
Pas de quoi s'affoler donc! On fait déjà tout ça avec l'agilité. Y a qu'à même dire qu'on fait tous du Kanban.
D'ailleurs, au dernier sondage du French SUG, 28% des interviewés annonçait en faire.
En passant, 14% annoncent faire du Lean Software Developpement. Merci les gars pour la vanne, ça détend!

Alors que vient faire le principe "Mesurer et gérer le flux de travail" dans tout ça?
On passe à un développement en flux, au-delà du flux de valeur ou du flux de travail. Mais de manière étonnante, je n'ai pas trouvé ou retenu (mais toi lecteur, peut-être en connais-tu?) de bonne définition du développement en flux bien que différents auteurs en parlent sur les thèmes du Lean Software Developpement, du Kanban bien sur, du Scrum Ban, ... et bien sur dans le livre de Reinertsen sur le développement en flux de produit.
Cela revient à travailler sur une pièce en continue, l'unité de travail, qui va constituer le flux :
Ensemble d'éléments évoluant dans un sens commun
Et qui apporte de la valeur et faire en sorte qu'elle parcourt notre processus de réalisation le plus vite et de manière la plus fluide possible.
A l'usage, le fait qu'elle apporte de la valeur n'est pas techniquement le plus important pour mettre en place du flux, c'est plus que cet élément soit un vecteur de communication pour tous les acteurs, qu'il fasse sens pour chacun pour que cette unité soit adoptée par tous. Cal va donc dépendre de votre contexte bien sur, histoire utilisateur, cas d'utilisation, ticket d'incident, anomalie, ... et de votre granularité MMF, MVP, ...


Essayer de passer à un développement en flux change la donne et c'est difficile. Pour y arriver on va parler de choses que l'on connaît déjà : taille des batchs, limites sur le TAF, cadence, mais également de file d'attente, de buffer, de variabilité, de synchronisation...
Et effectivement, cela nécessite une mesure et un contrôle différents à la fois plus élémentaire, en suivant le temps de cycle de chaque pièce; régulier en contrôlant le débit du flux, facteur de santé du flux; et plus global avec les courbes de valeurs cumulées (suivi cumulé du nombre de pièces dans mon système par état) pour une analyse plus systémique.
Et là, les modèles de type Théorie des contraintes vont nous être bien utile pour comprendre et améliorer.

Alors, pensez-vous développer en flux?
On peut effectivement faire du Kanban sans développement en flux et rester sur un système tiré. La mécanique Kanban permet cela. Et le Lean également:
Flow is important. Leveling, flow when you can, pull when you can't. [...] But that's just technique, it's a way to reveal problems, nothing more.[The Lean Manager p 33]
Mais pour avoir pu mettre en place du flux à plusieurs reprises, c'est un outil d'apprentissage réel et un révélateur d'obstacles et d'opportunités d'amélioration bien plus important que le système tiré, et qui demande une discipline au quotidien. Et c'est bien sa finalité de contrainte le système toujours un peu plus pour apprendre et s'améliorer.

mercredi 24 août 2011

Une démarche pour le Kanban

En tant que démarche d’amélioration continue, nous pouvons décliner la démarche Kanban sur un cycle PDCA:

Etape Concevoir

Première étape : Concevoir notre système Kanban. Lors d’un travail collaboratif, nous allons définir les caractéristiques du processus avec lequel nous travaillons (éléments de travail, cartographie du processus); celles de notre système en flux (par des limites sur les états et des cadences) et celles qui permettent l’amélioration continue : notre management visuel et la standardisation de nos caractéristiques.
Une fois cette étape de conception réalisée, nous passons à l’étape d’exécution.

Etape Exécuter

La mise en œuvre, c’est laisser vivre le système dans sa nouvelle configuration afin d’avoir assez de données et d’historique pour pouvoir analyser les effets de notre système Kanban sur la performance.
C’est la mise à jour quotidienne de notre tableau Kanban dans le respect des caractéristiques définies à l’étape précédente, le suivi des informations permettant de construire les indicateurs de notre système : cartes de contrôles pour le temps de cycle et le débit, le nombre d’éléments pour chaque état pour la santé du système.
Des discussions d'équipe auront lieu autour de ce tableau pour savoir comment résoudre les blocages que nos caractéristiques vont remonter.
Car c’est aussi le Kaizen, l’amélioration de notre travail au quotidien s’appuyant sur la standardisation, sans toucher aux caractéristiques que l’on a rendu explicite à l’étape précédente.

Etape Comprendre

C’est l’étape de contrôle et d’analyse de notre système pour mieux le comprendre et l’améliorer.
D’abord contrôler notre système afin de s’assurer que le processus ne se dégrade pas. Contrôler également que le résultat de notre système Kanban ou les effets de nos améliorations sont bien ceux attendus lors de l’étape de conception.
Puis analyser les écarts éventuels pour identifier les sources de gains potentiels (centrer sur la cible, diminuer la variabilité, ...) en s’appuyant sur les modèles de pensée qui soutiennent une démarche Kanban :
La pensée systémique pour la compréhension globale de notre processus ; la pensée Lean pour l’amélioration continue par la résolution de problèmes et l’élimination du gaspillage ; la théorie des contraintes pour améliorer notre processus ; la maîtrise de la variabilité pour plus de prédictibilité et de contrôle de notre processus; la théorie des files d’attente pour l’amélioration de notre flux et d’autres encore.

Etape Apprendre et innover

Avant de repartir sur un nouveau cycle, nous devons tirer les enseignements de ce cycle d’amélioration qui s’achève. Il faut s’assurer que les améliorations que nous avons apportées soient pérennisées. L’apprentissage passe par la standardisation : Mise à jour des standards et partage des caractéristiques explicites de notre processus. Simplifier là ou c’est possible car l’effort et la discipline sont rarement pérennes.
La phase précédente a permis d’identifier les opportunités d’amélioration. Il est temps maintenant de générer des solutions pour améliorer notre système Kanban. Mais rappelez-vous les fondations du Kanban : le changement est incrémental, donc un changement après l’autre. Et pour chaque changement, un nouveau cycle PDCA. Chaque changement est une hypothèse d’un modèle d’amélioration que l’on va vérifier expérimentalement.

Les deux dernières étapes sont très importantes et souvent négligées dans une mauvaise démarche d’amélioration mais également dans une mauvaise compréhension du Kanban qui ne se résume pas à de la pratique ou des outils.

Donc concevoir notre système Kanban, c'est faire des hypothèses. L'exécution, c'est l'expérimentation. Il faut suffisamment de temps pour en voir les effets sur nos indicateurs de flux, c'est le contrôle. L'analyse des écarts des résultats par rapport à nos hypothèses nous permettent de mieux comprendre notre processus et d'affiner nos modèles. Ce qui nous permet d'apprendre et de capitaliser par la standardisation et d'innover avec notre prochain changement incrémental sur notre processus.
Le respect des personnes se fait par un rythme soutenable de ce changement, donc par la vitesse à laquelle l’équipe parcours ses propres cycles PDCA. C’est la capacité de l’équipe à assimiler le changement.

mercredi 17 août 2011

Livre et mailing list sur le Kanban

L’intérêt pour le Kanban commence à se faire sentir. On trouve déjà beaucoup de ressources en anglais, je ne cite que les principaux:


Des communautés
Des livres 
  • David J. Anderson's book, "Kanban - Successful Evolutionary Change for your Technology Business" 
  • Corey Ladas' "Scrumban"
  • Henrik Kniberg and Mattias Skarin's "Kanban and Scrum - Making the Most of Both.",  en français ici
  • Henrik Kniberg "Lean from the trenches"
  • Jim Benson & Tonianne DeMaria Barry, "Personal Kanban"
Egalement à lire sur le développement en flux:
  • Donald G. Reinertsen, The Principles of Product Development Flow: Second Generation Lean Product Development
Des conférences
Mais le sujet suscite encore beaucoup de questions et nécessiterait à mon sens plus d'échanges et de ressources en français pour avancer. Je vous propose donc, en plus des traductions des ressources existantes en français (et merci aux valeureux traducteurs), si vous êtes intéressé :
  • une liste de diffusion en Français sur le sujet, inscrivez vous sur le groupe KanbanDevFr
  • un livre sur le Kanban, inscrivez-vous sur le site coachkanban.com pour être tenu informé
Merci d'avance aux futurs contributeurs!

et également les prochaines dates de formation Kanban.

jeudi 7 juillet 2011

Une démarche Kanban pour un enjeu Lean - partie 3

Dans le précédent post nous avons parcouru les trois premiers principes Lean pour optimiser notre flux de production. Continuons notre chemin pour voir comment Kanban répond aux 2 derniers principes.

4. Établir un flux tiré

Pourquoi cela?
  • On ne construit pas de fonctionnalité dont personne n’a besoin maintenant
  • On n’écrit pas plus de spécification que l’on ne peut coder
  • On n’écrit pas plus de code que l’on ne peut tester
  • On ne teste pas plus de code que l’on ne peut déployer
  • On ne déploie pas plus de code que l’on ne peut utiliser
Partant de cela, nous n'allons déployer de code que par rapport à la capacité de l'utilisateur à l'utiliser; ne le tester que par rapport à notre capacité à le déployer; ne coder que par rapport à notre capacité à le tester; ne spécifier que par rapport à notre capacité à le coder. Le travail est donc tiré de l'aval vers l'amont du processus par rapport à la capacité de chacun.

La mécanique pour y arriver : les limites sur les états



Pour Scrum, La limite est indirecte et porte sur la capacité de réalisation de l'équipe sur une itération : sa vélocité.
Scrum répond à une partie de ces enjeux, mais sur la partie réalisation. On peut aller plus loin vers du Scrum Ban, en gardant la contrainte principale du processus Scrum: itératif, incrémental et time-boxé en régulant le travail en cours à l'intérieur d'un sprint.

Cette mécanique permettant d'aller sur du flux tiré doit être complétée par une autre mécanique pour arriver à une gestion juste à temps. On retrouve la mécanique Kanban de l'industrie utilisée pour déclencher des ré approvisionnement: une limite minimum qui déclenche une séance de planification ou de priorisation.

5. Rechercher la perfection


La valeur étant spécifiée, la chaîne de valeur identifiée, le flux mis en place, le flux tiré, on itère pour chercher la perfection par petit pas en s’appuyant sur des modèles d’amélioration continue partagés avec l'équipe pour:
  • Améliorer le flux avec la théorie des contraintes
  • Réduire les limites par le gaspillage avec le muda du Lean
  • Réduire la variabilité pour augmenter la prédictibilité avec une approche statistique type 6 Sigma. La variabilité est moins important qu'il n'y parait dans nos processus comparée à la limite sur les états et le travail sur le flux.
Ce sont les principaux modèles mais non les seuls: Le Lean va bien au-delà du gaspillage, la pensée systémique, les options réelles, le modèle OODA, ... sont autant d'approche à digérer par le coach Kanban pour les restituer de manière pragmatique à l'équipe sur le projet.
Car on l'aura compris, le Kanban se positionne donc comme un moteur du changement et de l'amélioration continue pour aller vers une organisation Lean.

Conclusion


Kanban apparaît donc bien comme un moyen d'engager la transformation vers cet enjeu Lean, d'optimisation du flux de production vers du juste à temps. David Anderson  sur twitter a répondu récemment en ces termes:
People ask me "what is the diff between #Lean & #Kanban?"
Answer : #Lean is a destination, #Kanban is a means to get there
Les principes fondateurs du Kanban sont naturellement très proches de ceux du Lean que l'on vient de parcourir.

Post #1 : Une démarche Kanban pour un enjeu Lean
Post #2 : Une démarche Kanban pour un enjeu Lean - partie 2


La présentation

mardi 5 juillet 2011

Une démarche Kanban pour un enjeu Lean - partie 2

Suite au post précédent, nous allons parcourir les premiers principes Lean pour optimiser notre flux de production, en s'appuyant sur le Kanban et au-delà:

1. Identifier la valeur

Identifier la valeur mais du point de vue utilisateur. C'est notamment la Voix du Client pour le Lean. Identifier la valeur c'est aussi identifier la pièce minimale ayant de la valeur que l'on délivre à l'utilisateur.

Le Kanban n'apporte rien sur le sujet mais peut s'appuyer sur cette pièce unitaire pour créer le flux continu pièce à pièce que nous aborderons au troisième principe.

On peut par exemple parler de MMF, MVP, d'Epic ou Story selon les approches et les contextes.

2. Identifier la chaîne de valeur

Toutes les étapes de la chaîne de valeur du point de vue de l'utilisateur. C'est la cartographie de la chaîne de valeur. Elle peut être identifiée par des outils tels que la VSM.
Le Kanban va s'appuyer sur cette cartographie pour visualiser le processus au travers du tableau kanban, qui en est la matérialisation. C'est le processus réel: On part de là ou on en est. Cette chaîne de valeur est vue de l'utilisateur. Elle est donc plutôt orientée métier et doit contenir toutes les étapes pour produire la pièce.

Il est bien évidement difficile d'adresser toute la chaîne, du besoin à l'usage. La démarche va être d'abord de partir de ce que l'on maîtrise et de diffuser doucement en amont et en aval du processus. Certaines approches ou communautés essayent d'apporter ou apportent déjà des réponses:

Du côté métier,  Scrum ou XP ont permis d'enlever des barrières entre le représentant des utilisateurs et l'équipe de réalisation. Il faut aller encore plus loin, plus proche des clients, comme peut être le fait le Customer Developpement, notamment avec les Lean Start Up.

Du côté production, le mouvement DevOps travaille sur la culture et les pratiques logicielles pour enlever les barrières entre l'équipe de réalisation, d'exploitation et de qualité. Il faudra là encore aller plus loin, jusqu'aux utilisateurs, au travers du support lorsqu'il existe, vitrine de l'entreprise. Les premiers retours d'expérience Lean IT sur des équipes supports montrent l’intérêt de cette démarche.


Entamer une démarche Kanban n'est pas compliquée en soi. C'est l'amener à la cible, adresser toute la chaîne, qui peut le devenir selon le contexte et la culture de l'entreprise.

Travailler sur toute la chaîne va impliquer de travailler avec des équipes potentiellement fortement spécialisées. Il va donc falloir mettre en place un flux continu tiré qui absorbe la variation (de travail, de vélocité, de caractéristiques de processus) entre celles-ci:
Cela va être le rôle des files d'attente du Kanban. Au-delà de cette mécanique, ce que l'on va chercher, ce sont les discussions entre équipes et les solutions qui vont en découler pour travailler mieux ensemble, alignées sur une cible et une démarche et des modèles d'amélioration.

3. Créer un flux continu pièce à pièce

Une fois la chaine identifiée et visualisée, on va la revoir comme une séquence telle que le produit se développe en flux jusqu’à l’utilisateur. Le premier objectif, avant d'optimiser quoi que ce soit, est d'être en maîtrise de notre processus, le flux tiré est bien l'étape suivante, mais concentrons-nous d'abord sur le flux.

Une des difficultés de cette étape est de trouver l’élément de travail qui va permettre de créer ce flux tout au long du processus.
Quel peut-il être lorsque le métier manipule des exigences, les analystes des spécifications, les développeurs du code, les testeurs des tests, l'exploitation des packages ou des modes d'op., le support des incidents?
Sur mon dernier projet Kanban, nous avons franchit une étape significative dans l'amélioration de notre processus au bout de 9 mois, on se mettant d'accord sur toute la chaîne de réalisation sur cet élément de travail, du concepteur aux homologateurs.

C'est un projet de migration outillée, cet élément de travail est l'écran à migrer. Il a fallu plusieurs mois avant de converger car chaque équipe spécialisée manipule concrètement d'autres éléments de travail.

Suite à cela, un refactoring du processus et du tableau à permi de passer d'un temps de cycle par écran de 40 jours à 29 jours. Ce qui est significatif car notre cadence de livraison est mensuelle. Un temps de cycle de 40 jours signifiait que du travail en avance de phase était réalisé et stocké, du gaspillage donc. 
Le gain s'est également répercuté sur la variabilité de notre processus en passant d'un écart type sur le temps de cycle de 12 jours à 4 jours.
Scrum, sur ce sujet du flux de pièce à pièce apporte une réponse intéressante: la user story qui est effectivement un bon vecteur de communication entre le métier, l'équipe de réalisation et les utilisateurs (ou leurs représentants lors des démos). Ce n'est pas la seule. Les uses cases sont également de bons vecteurs de communication comme le montre Alistair Cockburn. Et peut permettre d'aller jusqu'au déploiement continu de micro fonctionnalité.
Sans aller jusque là, en restant à un niveau plus macroscopique, les MMF sont également une réponse intéressante car elles vont faciliter l'utilisation du Kanban au niveau gestion de portefeuille.

Le prochain post sera consacré aux 4ème et 5ème principes de flux tiré et de perfection.
Post #1 : Une démarche Kanban pour un enjeu Lean

dimanche 3 juillet 2011

Une démarche Kanban pour un enjeu Lean

A la soirée Devops, Scrum et Kanban du French SUG, je proposais une introduction au Kanban axée sur les enjeux qu'il porte. Je vais, dans une série de trois posts, commenter cette session. Les slides seront en lignes à la fin de cette série. Au cours de cette session et de ces posts, un focus est mis sur Scrum et le Scrum Ban. L'objectif était d'introduire la session d'Antoine et Fabrice, non de comparer Kanban à Scrum.

J'ai expérimenté Kanban à partir de 2008 pour des problématiques opérationnelles. Initialement le choix de cette approche a été motivé par un souhait d'être agile dans des contextes projets qui n'étaient pas éligibles à Scrum: une migration outillée. J'ai fait un retour d'expérience sur le sujet l'année dernière.

Depuis, avec plus de recul, plus d'expérience et une meilleure connaissance et compréhension du Kanban, l'enjeu a, pour moi, basculé sur un plan plus stratégique pour les organisations:
Dépasser les frontières du projet vers l'organisation et faciliter l'adoption de l'agilité au niveau de la culture d'entreprise.

Nous rencontrons ces challenges comme coach agile régulièrement, les enquêtes ou conférences sur l'agilité le confirment également.
Pourquoi, par exemple, trouve-t-on des organisations qui ont pour un même projet deux équipes: une équipe agile pour le développement et une équipe traditionnelle pour la maintenance corrective?

Tous ces points et bien d'autres abordent la difficulté et l'enjeu d'emmener l'agilité en dehors des frontières du projet, vers l'organisation, en passant entre autre par la gestion de portefeuille.

Malgré quelques retours d'expérience réussis et qui semblent être encore l'exception, cette problématique est aujourd'hui difficilement adressée par l'agilité.

Pour moi, cela fait partie d'un enjeu plus global auquel le Lean se confronte. Le Kanban apparaît ici comme un élément de réponse permettant de commencer le voyage vers l'un des piliers de Toyota, celui de l'optimisation des flux de production : le pilier du Just In Time.

Le Lean propose 5 principes pour répondre à cet enjeu:

Dans la série de posts qui vont suivre, je vais parcourir ces étapes et voir comment le Kanban y répond.

dimanche 26 juin 2011

Soirée Devops, Scrum & Kanban avec le French SUG


De retour de la soirée DevOps, Scrum et Kanban du French Scrum User Group qui a eu lieu dans les locaux de Microsoft vendredi dernier à Paris. Les retours de cette soirée ont été très bons.

Malheureusement, je devais partir avant le cocktail et je n'ai pu profiter des discussions qui ont suivi, ni de la troisième mi-temps. Une autre déception également venant du nombre de participants (50 c'est déjà pas mal pour un vendredi soir) compte tenu du nombre d'inscrits sur MeetUp (plus de 120).

A cette occasion, je présentais Kanban sur une session courte d'une demi-heure, un exercice pour moi ayant plus l'habitude des sessions d'1h-1h30. L'objectif était de bien lancer la soirée en donnant les fondamentaux du Kanban, les enjeux Lean et le contexte du ScrumBan et DevOps.
C'est la première fois que je donnais cette session. Elle fera l'objet très prochainement d'une note sur ce blog avec les slides en ligne. Une petite déception de ma part car j'étais malade cette semaine et encore pendant la session ce qui ne m'a pas permis de donner le meilleur et d'être prêt comme je le souhaitais.

Session de Dominica De Grandis 
Dominica (@dominicad) est une associée de David Anderson. Son retour DevOps était orienté retour d'expérience Corbis sous forme de quatre histoires pour passer quatre messages :
  • Allouer de la capacité pour l'amélioration et le progrès
  • Limiter le TAF pour mieux se concentrer
  • Réduire le rework en travaillant sur la demande client (customer demand) & le coût du délai (On retrouve ici un des attributs des classes de services: le coût du délai est une fonction permettant de classifier les classes de services. Cette notion est portée par David Anderson)
  • Augmenter le niveau de confiance de l'équipe par le leadership du team leader pour influencer le changement

Quelques points marquants:
Elle insiste beaucoup sur le changement de culture qu'apporte le Kanban s'il est porté par du bon leadership permettant la culture de l'expérimentation et de l'exploration.
Cela a été nécessaire par exemple chez Corbis pour trouver la bonne manière de faire de la gestion de configuration et notamment la gestion de branches. Cet exemple a également été l'occasion de mettre le doigt sur le coût de la coordination (communication et planification), qui avec le coût des transactions font partie du modèle économique que David Anderson utilise pour identifier les gaspillages.
Chez Corbis, ils ont réussi à améliorer considérablement la partie Ops sans toutefois utiliser les tests automatiques. Cela a été l'occasion de reparler du coût du délai au niveau développeur: Sans test automatique, combien de temps avant qu'un développeur ne voit l'effet de ses modifications, sachant que le coût augmente de manière exponentiel!

Session d'Antoine et Fabrice
Session rodée malgré l'absence de Claude qui avait très bien marchée lors du ScrumDay.
La vision est très orientée Scrum Ban. Vous pouvez voir la vidéo ici.

Je reviens, je l'espère, avec deux sessions pour Agile Tour Rennes à confirmer par Xavier et Gilles, et une session confirmée par Oana (@ojuncu) merci! 

Lire les autres retours de la soirée:
Remerciements à Xavier pour l'organisation, aux orateurs et à Microsoft pour l'accueil.

mardi 31 mai 2011

Agile Tour Rennes 2011 - Appel aux orateurs


Agile Tour Rennes 2011 se tiendra à Rennes le 6 octobre 2011. Après le succès des deux premières étapes, cette troisième édition mettra l'accent sur l'amélioration et l'ouverture.


 
Après avoir découvert et mis en place des méthodes agiles dans vos organisations, vous souhaitez aller au-delà vers l'amélioration continue de l'équipe, du processus, de votre organisation?

 
Vous souhaitez améliorer la performance par la résolution de problèmes?

 
L'innovation fait partie de votre quotidien?

 
Venez témoigner de vos pratiques, de vos obstacles à mettre en place et pérenniser votre dynamique d'amélioration au travers vos projets.

 
Ouverture vers un autre regard de l'agilité ou vers d'autres approches donc. Mais également vers d'autres orateurs et d'autres horizons: après avoir principalement rendu visible les acteurs et les projets du bassin Rennais lors des deux dernières éditions, nous souhaitons cette année faire découvrir la richesse de la communauté Agile en France et aller au-delà de nos zones de confort.

 
Modalités de soumission

 
Vous pouvez envoyer vos soumissions pour l'Agile Tour Rennes 2011 à l'adresse atrennes2011@agilebreizh.org avant le 1 Juillet 2011, avec les informations suivantes :
  • Temps de la session
  • Type de conférence
  • Niveau et pré-requis des participants
  • Bio en quelques paragraphes
  • Résumé de la session
  • Audience cible
  • Le programme de la session
  • Les bénéfices de la session pour les participants et pour vous
  • Nombre de participants max.
  • Contraintes particulières

Toutes les présentations qui nous serons parvenues avant cette date seront examinées courant Juillet. 

 

Participation 
  • Le nombre de soumissions n'est pas limité, seul le nombre de sessions retenues le sera à hauteur de deux par société.
  • Votre présentation (ou atelier) devra durer entre 30 et 90 minutes.
  • Le contenu de votre session doit de préférence être en rapport avec le thème choisi cette année. Cependant, ce n'est pas un point discriminant.

Choix des sessions par le comité

 
Retiendront toute notre attention :
  • les sessions pertinentes et en adéquation avec le thème choisi
  • les sessions apportant un point de vue nouveau ou différent des sentiers battus

Les sessions faisant la promotion directe ou indirecte d'une solution vendue par la société qui la présente ne seront pas retenues.

 
Nous espérons vous voir nombreux à Rennes ! Merci d'avance de vos contributions.

lundi 16 mai 2011

Kanban & PO

Je vais tenter de répondre aux questions relatives au Kanban et au rôle de Product Owner.
Dans KanBan comment tu gère le "Product Owner" ? Il peut y en avoir plusieurs ?Il valide le passage de colonnes ou bien tout à la fin ?
Tout d'abord Kanban ne prescrit aucun rôle. Ce n'est pas une méthode de gestion de projet mais avant tout un moteur d'amélioration continue d'un processus.
Partons d'une équipe Scrum avec un Product Owner. Quel est son rôle?
Porter la vision du produit, constituer et maintenir le Product Backlog (valeur métier et priorisation), pilotage de la version. Dans le cas d'un projet multi équipes, il doit également coordonner les activités des équipes pour gérer les dépendances. Le rôle du Product Owner en chef est également d'arbitrer lorsque l'on a une équipe de Product Owners.

Une partie des activités du Product Owner  est nécessaire quelque soit le processus choisit: vision, définition du besoin, pilotage, arbitrage... Pour le reste, une approche Kanban permet de réduire une partie des activités:

D'abord les estimations: Les story points qui servent à calculer la vélocité de l'équipe, c'est l'outil de pilotage du Product Owner avec le burndown de version; Et la valeur métier (ROI, ...) qui avec les story points permettent de prioriser les user stories : Valeur métier / Story points en première approximation.

Le pilotage avec le Kanban s'appuie sur le nombre d'éléments de travail et leur délai moyen de réalisation (Cycle Time) ou mieux le Lead Time. La mécanique du Kanban avec les limites aux états permet de réguler le processus. On peut affiner le dispositif avec les classes de services mais c'est une autre histoire.
Sur cette base là, plus besoin de vélocité, seul le nombre et le type compte, donc plus d'estimation en story points, ce qui représente un temps non négligeable en Scrum, mais permet un partage d'informations entre le métier et l'équipe.

Le besoin en priorisation est moins important également puisque les batchs sont moins longs. Les coûts fixes des cérémonies Scrum (Sprint planning meeting, démo, revue de sprint et rétrospective) font qu'il est rare de passer en dessous de 2 semaines pour un sprint. On est plutôt autour de 3 semaines en moyenne. Le Product Owner doit donc avoir un Product Backlog prêt (estimé et priorisé) pour au moins 1 à 2 sprints soit 4 à 6 semaines de travail.

Avec le Kanban, on peut avoir une planification à une semaine ou mieux au besoin. Nous n'avons pas les mêmes coûts fixes car le sprint planning meeting est réduit à un choix simple: quels sont les X éléments de travail sur lesquels nous allons travailler cette semaine? Pas d'estimation des taches techniques. Pas de revue de Sprint. Les démo et rétrospectives sont déclenchées au besoin. En tout cas peuvent être découplées de la planification et donc être moins fréquentes.
Moins de stock, moins de priorisation et de rework pour le Product Owner. On est plus sur une notion d'option réelle que de priorisation.
Pour les équipes plus importantes, Kanban a une meilleure scalabilité. La ou Scrum préconise des équipes de 7 personnes (dont un Product Owner), Kanban permet des équipes plus importantes. personnellement avec ma première équipe Kanban en 2009, nous sommes montés à 18, bien qu'il ait fallu quelques rétrospectives pour trouver les bons formats. On réduit de fait les coûts de coordination des équipes, la gestion des dépendances, les réunions de Scrum de Scrums.

En conclusion, avec le Kanban, on va réduire le volume de travail lié à la maintenance du Product Backlog (donc naturellement la densité de Product Owners par projet). On se rend compte qu'une partie du travail du Product Owner n'apporte pas de valeur lorsque l'on passe à un système régulé en flux.
Cependant, on n'y arrive pas du jour au lendemain...

Pour ce qui est de la validation au passage des colonnes, on reste dans la même philosophie que la définition de fait de Scrum: Une checklist de passage pour chaque colonne, explicite, partagée par toute l'équipe. La ou Scrum propose d'avoir 3 niveaux de DoD (user story, sprint, version), on peut en avoir pour chaque état avec le Kanban. En revenant au rôle de Product Owner qui valide les user stories à la fin du sprint lors de la revue, Kanban ne spécifie rien. Rappelons que l'objectif est de se mettre d'accord sur la vélocité réelle de l'équipe, qui n'a plus lieu d'être avec du flux. Par contre, c'est une caractéristique qui risque d'augmenter le cycle time du processus si le Product Owner doit valider le passage d'un élément de travail à chaque colonne.

Cas d'école de Bruno
Imaginons qu'on a un tableau KanBan avec 10 colonnes, chacune étant un travail à réaliser par un département. Disons que le colonne n°3 correspond au travail de l'équipe de développement(+test)A la fin des 10 colonnes le projet (ou la user story) est terminé.
Après le développement et le test, certaines colonnes ne sont pas nécessairement liées... Ex: Il y a une colonne "écrire des procédures pour le customer care" et une colonne "réaliser le training pour les commerciaux"
Pour ces colonnes: J'ai un manager qui me dit: je ne veux pas que l'on passe d'une colonne à l'autre mais qu'on fasse les choses en parallèle histoire de gagner du temps
Que pourrais-je répondre à ce manager qui se voit bien mettre un project manager qui coordonnera toutes les colonnes ?
Avec du Kanban, on ne cherche pas coûte que coûte à rendre séquentiel le flux de travail. C'est une des dérives que l'on voit avec l'approche tableau. D'autres expérimentent des représentations visuelles non séquentielles (Lire ou voir les sessions de Karl Scotland par exemple).  
Pour revenir au cas précédent, les deux colonnes n'étant pas nécessairement liées et le travail pouvant être parallélisé, le tableau peut être revu pour mieux coller au flux du travail:

  • Soit par une parallélisation des tâches avec une WIP limite sur les tâches parallélisées: Découper le tableau en 2 lignes à ce niveau là
  • Soit avec une colonne (Formation/Procédure) avec la granularité MMF (plutot que user story dans cet exemple) dont les taches pourraient être :
    • Ecrire les procédures pour le customer care
    • Réaliser le training pour les commerciaux

N'hésitez pas si vous avez des questions sur le Kanban, je m'efforcerais d'y répondre par le biais du blog.

dimanche 8 mai 2011

Agile conférence 2011


Le programme de l'agile conférence 2011, qui aura lieu les 26 & 27 Mai à Paris, est sorti. J'aurais le plaisir de présenter deux sessions.
La première est une session d'une heure sur l'amélioration continue avec un retour au source du PDCA revisité au travers des différentes méthodes (XP, Scrum, Kanban, Lean).
La seconde est l'atelier Kanban, qui sera un mélange de l'atelier Kanban, que je faciliterais avec Xavier et Guillaume. Nous aurons 3 plateaux de jeu, nous pourrons donc accueillir une vingtaine de participants (il y a eu 27 votes en ligne pour la session, il risque de ne pas y avoir assez de place pour tout le monde); et de la session de sensibilisation au Kanban, que j'ai déjà proposé au  Grafotech Agile et à la conférence  Zenika.
A bientôt à Paris.

lundi 25 avril 2011

Appel à candidature de villes pour Agile Tour 2011


Souhaitez-vous apporter et organiser le plus grand évènement Agile dans votre propre ville ?

________

Agile Tour, une série d’événements à but non lucratif, répartis sur plusieurs villes pendant tous les mois d’octobre et de novembre 2010. L'édition d'AgileTour2010 a attiré plus de 7500 participants dans 44 villes à travers le monde entier. De nouveaux pays sont arrivés. De nouveaux ambassadeurs et leaders agiles sont nés. Certaines communautés agiles ont été redynamisées. De nombreuses nouvelles propriétés de l'Agile à travers nos différentes cultures ont été découvertes autour de ce tour et à travers le monde.

Afin de continuer et amplifier cette réussite, nous vous proposons de vous joindre à ce grand rassemblement sur l’Agile et créer votre propre conférence d’AgileTour dans le dernier trimestre de 2011 pour faire ensemble cette grande “communication massive”. Que vous soyez débutant ou expérimenté dans l'organisation de conférence, n'hésitez pas à proposer votre ville. Vous recevrez tout le soutien des équipes ayant déjà participé à l'Agile Tour.

Après notre passage, vous changerez l’état d’esprit de votre pays sur ce sujet.

Objectifs
-------------
Les objectifs d'Agile Tour sont les suivants :

* Promouvoir massivement l’Agile : Notre principale mission est de réaliser une communication massive sur nos pratiques de développement pendant tout le mois d'octobre. Nous voulons ainsi communiquer partout et en même temps afin de gagner en efficacité et attirer massivement l’attention sur notre nouvelle approche professionnelle.

* Partager nos visions de l'Agile : L'Agile étant potentiellement évolutive, nous souhaitons nous ouvrir vers de nouveaux horizons et apprécier la compréhension, les interprétations et les évolutions que nous pouvons donner aux pratiques agiles.

* Fédérer : Fédérer les acteurs de l'Agile dans toutes les régions du monde en même temps sur cette idée et inciter de nouvelles initiatives locales pour développer une culture de l’Agile.
Soutenir

Nous souhaitons apporter notre soutien à nos confrères et aux entreprises locales pour les aider à adopter et à faire adopter ce savoir-faire.

AgileTour2011, une année spéciale
________

Parce que nous souhaitons apporter notre soutien à nos confrères, nous allons soutenir le Japon par plusieurs types d’actions. Nous allons aider les organisations locales d’AgileTourJapan mais aussi leur apporter un ensemble de soutien financier à travers les mécanismes de sponsoring des différentes villes. Avec ces finances, ils pourront ainsi les reverser aux associations de leurs choix pour aider les populations à se soigner, à manger, se vêtir et reconstruire leur habitat.

Comment participer à AgileTour ?
________

1) Lire le document suivant:
http://wiki.agiletour.org/files/AT2011_resources/AT2011Organizer.ppt

2) Inscrivez vous sur notre groupe google et envoyez-nous toutes les questions que vous aurez :
http://groups.google.com/group/agiletour

3) Puis recopier le formulaire suivant, remplissez-le et envoyez-le nous à board@agiletour.org:
http://bit.ly/AgileTourNewCity

Pour plus d’information, vous pouvez nous contacter par mail à : board@agiletour.org

Sincères salutations,

L’équipe d’AgileTour2011

jeudi 21 avril 2011

Prochaines formations Kanban

Suite à la demande croissante sur le Kanban, le succès des sessions, que ce soit à Rennes avec la Cantine Numérique ou à Paris avec Zenika, et des ateliers sur le sujet, j'ai organisé une journée de formation pour s'initier.

Je vous propose deux dates, deux villes:
Vous ne pouvez pas venir à ces dates là?
Je vous donne rendez-vous à Vannes pour une session de sensibilisation le 18 Mai avec Agile Morbihan (l'information sera bientôt disponible) et j'espère à la conférence Agile fin Mai, si la session est retenue.

Une soirée DevOps, Scrum et Kanban est également organisée par le French SUG qui va être très intéressante.

lundi 18 avril 2011

Atelier Kanban

Comme annoncé précédemment, nous avons animé avec Xavier un atelier Kanban avec le Normandy Agile User Groupe. Un résumé de la soirée a été faite par AgileIT.
L'atelier est vraiment pertinent pour comprendre la mécanique d'un système Kanban, une des facettes seulement du Kanban. L'atelier se déroule en deux heures. C'est pourquoi nous le proposons couplé avec une introduction sur le thème lors de l'Agile Conference sur 3 heures. Pour l'instant nous avons trois plateaux de jeu, avec celui de Guillaume, mais si l'un d'entre vous possède également un plateau Kanban, n'hésitez pas à nous rejoindre pour cet atelier pour augmenter le nombre de participants.
Si vous êtes intéressé par cet atelier, alors allez voter!

Cet atelier m'a également servi récemment comme support d'amélioration pour une équipe en Kanban, équipe dont j'avais déjà parlé au sujet de l'amélioration continue. L'atelier a permis de bien partager le modèle idéal vers lequel on pouvait tendre en terme de processus et des enjeux associés, également de pointer les indicateurs de pilotage qu'il fallait (re)mettre en place.
Des points importants ont été abordé tel que casser les barrières entre fonctionnels et testeurs, ce qui se traduisaient concrètement par des files d'attente sur leur tableau, afin de résoudre un des problèmes de l'équipe: éviter les goulots d'étranglement, mieux équilibrer les lignes: il y a maintenant quatre équipes en ligne et trois profils (fonctionnels, développeurs, testeurs). Trouver le bon équilibre des ressources dans cette matrice de travail et injecter les éléments de travail au bon moment est une activité quotidienne.


Sur ce tableau, on  retrouve deux types de classes de services : les classes standards en jaune et les intangibles qui sont les chantiers d'amélioration technique en vert.

vendredi 18 mars 2011

Actualités de Mars

Il se passe énormément de choses ces derniers temps. Donc peu de temps pour moi de dépiler ni de communiquer suffisamment. Je vais donc faire un petit résumé de quelques faits marquants:

Agile World
Après la Certification Scrum Coach en janvier, j'ai le droit à un joli logo d'Agile World pour service agile rendu à la région Ouest.


L'association Agile World est née l'année dernière d'AgileTour en prenant plus d'envergure avec le CAIA (Chaos and Agile In Action, un track scientifique) et l'Agile World Championship and Games pour 2012.

Agile Tour
L'appel à candidature des villes va bientôt commencer pour Agile Tour 2011. J'en reparlerais bientôt. En tout cas, le board le prépare activement.

Agile Lean Europe Network
Dans les dernières nouveautés, nous trouvons également le mouvement lancé par Jurgen Appelo, un conférencier que l'on croise régulièrement aux conférences agiles. Il a lancé le réseau Européen Agile Lean (Agile Lean Europe network).
On y retrouve entre autre une liste de référents et de communiquants de la communauté agile Européenne. J'espère que l'initiative ne s'arrêtera pas là. A suivre donc.


Scrum Day
Très prochainement, j'espère vous voir lors du Scrum Day, le 31 Mars à Paris, organisé par le French SUG. Je m'occuperais du track Atelier ou vous pourrez croiser Pierre Neis, Patrice Petit, Ralph hippolyte, Philippe Houssin rappelez-vous Agile Tour Vannes, Jean-Charles Meyrignac et Bruno Sbille: très belle affiche!
Aux dernières nouvelles, il restait moins de 50 places pour 500 inscrits!

Le lendemain, nous aurons notre seconde réunion de la fédération Agile.

Kanban

Le dernier Grafotech Agile se déroulait à la Cantine Numérique Rennaise avec une introduction au Kanban. J'ai eu un très bon retour de cette session avec près de 50 participants. Cette session sera rejouée dans les locaux de Zenika le 5 avril à Paris, n'hésitez pas à passer les voir sur leur stand au Scrum Day pour en discuter.
Je vais également animer un atelier Kanban avec le Normandy Agile User Group mercredi prochain à Rouen.

BreizhCamp
Nous avons fait le constat en 2010 qu'à Agile Tour Rennes, les développeurs n'étaient pas suffisamment représentés. De ce constat est né l'envie de faire un évènement par les développeurs pour les développeurs, avec une approche multi technos, porté par les représentants des communautés de développeurs (Java, Ruby, .Net, ...): C'est le BreizhCamp qui aura lieu à Rennes le 17 Juin. Il lance un appel à orateur.


Laurent Morisseau, auteur de ce blog, pour me contacter