Bien plus qu'une réunion ou l'on se demande ce que l'on va améliorer, des pratiques ou du processus, c'est aussi la dynamique d'équipe et du projet agile qui est en jeu lors d'une rétrospective, d'autant plus avec une équipe auto gérée. Et de ce fait, ça ne s'improvise pas.
Et pourtant c'est une pratique moyennement utilisée (moins de 40% si l'on en croit les enquêtes) ou peu structurée: au mieux un ou deux ateliers du type Mad Sad Glad.
La rétrospective est une activité en quatre étapes:
On commence par planter le décor pour permettre au groupe de se focaliser sur la rétrospective, de connaitre son objectif. Pour une équipe qui se forme et qui n'est pas à l'aise avec cette pratique, l'atelier vote de confiance est peut-être particulièrement intéressant.
Puis l'étape suivante de collecte des informations avec différents ateliers, radars d'équipe par exemple, permet de se situer et de prendre conscience du chemin qu'il reste à parcourir. C'est d'ailleurs l'occasion de discuter de la cible vers laquelle l'équipe veut aller. Ce qui facilite et amène naturellement l'étape suivante de production d'idées avec des ateliers type matrice d'apprentissage.
L'étape suivante est celle ou l'on décide des actions à réaliser lors de la prochaine itération: actions concrètes, réalistes et priorisées: L'agilité, c'est l'amélioration continue pas le big bang, alors mieux vaut quelques actions que l'on est sur de réaliser. Celles-ci seront d'ailleurs revues lors de la rétrospective suivante.
Mais si ces actions sont réalisables sur une itération, elles doivent s'inscrire dans une vision globale plus long terme.
Pour finir, on clôture par la rétrospective de la rétrospective ou au moins par un ROTI.
J'avais déjà noté le parallèle de ces étapes avec celles du coaching individuel.
Cette réunion se prépare au moins autant que la rétrospective elle-même.
On commence par collecter les informations pour se fixer un ou des objectifs de rétrospective. Ils me permettent ensuite de définir le story board et de choisir les bons ateliers.
Cette rétrospective d'itération est éminemment contextuelle. Le contexte dépend en autre de la maturité de l'équipe (en agilité), sa taille (une rétrospective à 7 ne se facilite pas de la même manière qu'à 20), le temps de rétrospective (de 30' à 1 h par semaine d'itération), les problèmes à traiter et à les points à améliorer.
Mon rôle en tant que coach agile
Introduire la rétrospective en tant que pratique agile
La première rétrospective pour une équipe novice est importante car elle pose des bases pour sa constitution : confiance, auto organisation, … et l'intérêt qu'elle va y trouver. Les ateliers doivent donc être sélectionnés avec attention.
La richesse d'une rétrospective repose sur ce que l'équipe apporte, le terrain doit donc être propice.
Proposer un format de rétrospective
Collecter les infos en amont, comprendre le contexte et les objectifs et proposer un story board adapté à celui-ci.
Faciliter la rétrospective
C'est un des rôles du scrummaster. En tant que consultant externe, je peux également coacher le scrummaster de l'équipe en apportant une vue extérieure et objective.


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